Les classes moyennes, perdantes de l’ère Macron

TRIBUNE – Pour l’entrepreneur Sébastien Laye, la révolution fiscale macronienne profitera aux classes aisées au détriment des classes intermédiaires, sacrifiées du quinquennat.

«Les vrais conflits de classe opposent toujours des classes moyennes à des classes supérieures, le peuple servant aux premières de masse de manœuvre contre les secondes. La Révolution française de 1789 est en ce point de vue archétypale: la noblesse fut abattue par le tiers état, conçu comme la totalité de la nation, mais dirigé par des classes bourgeoises éduquées.» Ce constat d’Emmanuel Todd, dans son ouvrage de 2008, Après la démocratie, illustre l’importance des classes moyennes comme force motrice de l’histoire, et par conséquent, comme pilier de tout pouvoir.

Toute réflexion sur le sujet et sur le pouvoir en place ne peut faire fi de la définition de ces classes moyennes: à cet égard, l’Observatoire des inégalités et France Stratégie ont proposé les deux seules études sérieuses et faisant autorité sur la question au cours des cinq dernières années. Elles reprennent les critères du Pew Center aux États-Unis: une classe moyenne dans un pays donné représente …

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